Jephan De VILLIERS

Jephan De VILLIERS

Jephan de Villiers est né le 4 avril 1940 au Chesnay, près de Versaille.

Vers l’âge de quatorze ans  Jephan de Villiers réalise ses premières peintures et sculptures.  Il  construit d’immense villages de terre et d’écorces.
Il aime le cirque, le théâtre et le mime.

Il aime le cirque, le théâtre et le mime.
Dans les années soixante, il découvre l’atelier de Constantin Brancusi.  Naissance des « Structures Aquatiales » à Paris en 1966.  Un an plus tard, il s’installe à Londres et expose régulièrement son travail.
En 1976, il rencontre la forêt de Soignes près de Bruxelles.  Le « Voyage en Arbonie » commence.
Il nous invite à quitter notre quotidien pour nous plonger dans une civilisation imaginaire qui semble être d’un passé où l’homme et la nature ne faisaient qu’un.
De très nombreuses expositions lui sont consacrées.  Ses sculptures sont présentes dans des lieux publics ouverts, dans des musées et dans de nombreuses collections privées.  Des « Fragments de mémoire » ont été déposés à travers le monde.
Il travaille aujourd’hui près de l’estuaire de la Gironde en Charente-Maritime.

« Aussi singulier et incomparable que soit son univers, Jephan de Villiers fait partie de cette famille d’artistes que réunit une commune affinité avec la perception archaïque du monde, une commune attirance pour les matières, les techniques, la sensibilité des réalités antérieures, sociétés primitives de la civilisation agricole détrônée par l’industrie, voire tribus paléolithiques des origines. Une nostalgie en somme des époques où l’homme, encore noyé dans la pensée sauvage ou venant tout juste d’inventer l’écriture, semblait faire corps avec son environnement naturel, dont la société des laboratoires, des usines et des bureaux l’a irrémédiablement éloigné depuis. Avec évidence c’est d’abord à l’art ancien du poète et du conteur que fait songer le petit peuple végétal de Jephan de Villiers, ces théories de créatures muettes aux yeux effarouchés qu’il met en scène dans des émouvantes installations rituelles : petits êtres fragiles, drapés de plumes et de feuilles, hommes oiseaux dans leur nid, maternités ou vierges à l’enfant, grands prêtres, furies ou sorcières aux cheveux de racines, une nouvelle race de larves humaines sans bras ni jambes, de figures chrysalides emmaillotées comme des nourrissons grelottants, et réunies le plus souvent en de mystérieuses processions ou pour de grandes chorales sans voix. À quoi il faut ajouter tous les accessoires : barques, chariots et objets funéraires, messages et parchemins empaquetés, objets à pictogrammes, carnets de voyage, boîtes recueillant des « Objets non identifiés ». Sans oublier les grands chevaux ou les ours momifiés, que leur échelle géante fait fonctionner comme autant d’apparitions, et surtout, également hors de proportions, les Fragments de mémoire, sortes de cerveaux ligotés couverts d’inscriptions, qui sont l’objet du culte fédérateur de tout cet univers de légende. Un monde imaginaire, proche des contes fantastiques, que son auteur appelle l’Arbonie. […] »


Laurent Danchin


Extrait de L’Arbonie, une civilisation archaïque imaginaire,
L’OEuf sauvage, 1998

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