C'est Jean Dubuffet qui donne un nom à ce courant en 1945. On lui doit d'ailleurs également le Musée de l'Art Brut de Lausanne, temple international de l'art brut. Il y a 10 ans encore, seuls quelques visionnaires illuminés, galeries passionnées et revues isolées comme Raw Vision ou Artension mettaient en avant cette forme de création.

Aujourd'hui, les articles fleurissent, y compris dans les pages des magazines les plus généralistes, et sur la toile. Sans doute lassé par l'art conceptuel et les installations, le regard du public change radicalement.
Comme si ce retour à une certaine forme de pureté intellectuelle, de sincérité, d'immédiateté, réconciliait nos contemporains avec l'art.

Le public ne se trompe pas et, en tant que galeriste, je me réjouis de ne plus entendre le sempiternel "mon fils de 5 ans peut faire la même chose".
Aujourd'hui, l'art brut fait l'objet d'une véritable reconnaissance et un marché se développe. A titre d'exemple, La France accueille son Outsider ArtFair à Paris, le L.A.M. intègre un département dédié à l'art Brut, et la Halle Saint Pierre connait un succès grandissant grâce à des expositions de qualité.

Et vous que pensez-vous de cette forme de création ? Quelle fut votre première rencontre avec le travail de ces artistes ?